La sophrologie au service de l’hypersensibilité

L’accompagnement avec un sophrologue certifié permet de se reconnecter au corps, d’apprendre à mieux se connaître et repérer les sensations physiques, les émotions, les pensées qui nous submergent parfois.

L’écoute des signes de notre corps permet de sortir du tourbillon du mental et nous ramène instantanément dans le moment présent. En quelque sorte, le corps nous parle, nous guide, c’est un véritable baromètre de notre état d’être.

Chez un hypersensible, il se peut que tout soit décuplé dans les sensations, les émotions. Etant plus empathique que la moyenne, il réagit plus facilement aux stimuli. Il absorbe les choses plus intensément, elles prennent plus de place dans sa vie quotidienne, il consume alors beaucoup d’énergie pour s’adapter.

Un hypersensible est plus sujet à l’hyperesthésie, c’est-à dire que tous ses sens sont stimulés de la même manière par quelque chose qui l’intéresse, que par quelque chose qu’il voudrait ignorer, le cerveau ne fait pas le tri des informations.

Prenons l’exemple du sens de l’audition. Dans une salle bruyante, l’hypersensible va devoir s’adapter et se concentrer fortement sur la conversation de la personne en face de lui, malgré le bruit environnant. Le cerveau ne va pas pouvoir ignorer le bruit autour. C’est identique pour la capacité visuelle, s’il évolue dans un environnement chargé, il va être très vite déconcentré, il va être plus sujet à la fatigue car il voit beaucoup d’informations autour de lui et se laisse déborder plus facilement par ses sens.

Pour lâcher prise et canaliser son énergie, un seul moyen, pratiquer régulièrement tout ce qu’on fait en conscience. S’entraîner psychiquement pour que ça devienne un réflexe. C’est une véritable discipline. D’ailleurs, le mot discipline vient du latin « discere » qui veut dire apprendre, intéressant n’est-ce pas ?

L’entraînement = discipline

On peut par exemple apprendre à placer son attention sur la respiration.

Chaque jour s’entraîner : porter son attention sur sa respiration, la sensation de l’air qui traverse nos narines, en gonflant l’abdomen ce qui étire le muscle du diaphragme et stimule le système nerveux parasympathique (le système de la relaxation). Ainsi en respirant de cette manière on stimule le nerf pneumogastrique (le nerf vague) qui remonte jusqu’au cerveau et envoie le message de stopper les hormones du stress.

De plus, l’attention ne peut pas être à deux places en même temps. Ainsi si on compte jusqu’à cinq en inspirant par le nez et cinq en expirant par la bouche doucement, ça nous permet de ramener l’attention dans le présent afin de débrancher le mental, la roue du hamster !

Canaliser son énergie sur des pensées utiles plutôt qu’inutiles qui génèrent des souffrances, des angoisses, du stress parfois des maladies. Les pensées utiles permettent à la créativité d’apparaître, de s’exprimer et de faire l’inventaire des pistes d’actions possibles pour sortir d’une situation difficile, complexe. Cette technique de sophrologie permet de ramener vers le réel là où on peut construire et passer à l’action.

Un hypersensible qui souhaite préserver son énergie se doit :

  • d’être plus vigilant à son horloge biologique
  • d’être plus conscient de son rythme de vie
  • de prêter d’avantage attention à son alimentation
  • et de favoriser les activités qui se font en pleine conscience comme la sophrologie

 

Pourquoi je devrais m’embêter à prendre le temps de respirer ?

Sophrologue Champhol

On ne se rend pas compte qu’on respire alors à quoi ça sert de prendre 5 minutes par jour pour respirer ?

Premier obstacle : prendre le temps

En tant que sophrologue à Champhol, certains de mes clients me disent que finalement ils respirent tout le temps et ne comprennent pas pourquoi ils devraient s’embêter à prendre le temps de respirer.

Avoir conscience de sa respiration permet de pouvoir agir sur ses émotions, sur son état de stress, de calmer ses angoisses, de chasser ses peurs, de s’apaiser. Quand on reprend le contrôle de sa respiration, on reprend le contrôle de son corps, et on peut amener son mental, son esprit dans la bonne direction, celle qu’on aura choisie, et par la suite reprendre confiance en soi.

La respiration, c’est un outil qui n’a aucune limite, utilisable par tout le monde, n’importe où, dans son quotidien.

En sophrologie, quand on apprend à respirer profondément on provoque une activation d’une certaine partie de notre système nerveux parasympathique, c’est un système qui a un effet apaisant sur divers organes dont le cerveau. C’est un va et vient, le cerveau force les poumons à respirer profondément ce qui active le système parasympathique, ce qui en retour provoque des adaptations au niveau émotionnel et donc un apaisement. Respirer de façon consciente c’est une façon de se contrôler soi-même.

La maîtrise de la respiration modifie le cerveau. Le cerveau s’adapte. Quand on développe sa respiration diaphragmatique, on apprend à abaisser les poumons pour dilater les parties inférieures, on observe alors dans la partie du cerveau qui sert à contrôler les mouvements du diaphragme que celle ci finit par se développer au fil de l’entrainement par plasticité cérébrale, comme une adaptation au niveau des neurones. Prendre le contrôle de son corps et par rebond le contrôle de ses émotions.

Deuxième obstacle : relâcher l’abdomen

Notre société est obsédée par le ventre plat, c’est un canon de la beauté. Je constate que beaucoup de gens peine à desserrer leur ceinture abdominale, car ils ont l’impression de perdre leur silhouette. Hors, la respiration diaphragmatique utilisée dans de nombreux exercices en mouvements ou statiques en sophrologie, mobilise le ventre qui se gonfle et se dégonfle.

La première étape quand on commence un parcours d’accompagnement avec un sophrologue, c’est d’apprendre à respirer, à vivre la respiration sans angoisse et puis faire cette magnifique découverte de l’adaptation du corps humain. Savez-vous qu’on ne respire pas comme on veut, on respire comment on a fabriqué sa respiration avec la croissance. Quand vous marchez dans la rue on est capable de vous reconnaître avec votre démarche et de la même manière lorsque vous respirez vous avez votre propre signature locomotrice. Si vous répétez chaque jour la respiration en conscience vous pourrez observer une modification de votre respiration. Cette simple technique va déjà en elle même, apporter un mieux être.

La respiration procure du bien être. Il y a 2700 ans les premières disciplines « corps – esprit » avaient bien compris l’impact de la respiration sur notre vie mentale. Le raja-yoga qui est à l’origine des différents exercices de sophrologie, s’appuie sur les ressources du corps pour développer le bien être de l’esprit.

Le cerveau c’est le poste de pilotage de la respiration, c’est de là que tout démarre. La chance c’est que ce pilote automatique, fonction végétative, vous pouvez en prendre le contrôle et décidez maintenant de pratiquer la respiration en conscience.

Exemple d’exercice de respiration en sophrologie : Le chauffage corporel ou respiration ventrale.

Vous êtes debout, dos droit, épaules relâchées, les pieds parallèles écartés de la largeur du bassin et les genoux sont souples. Posez soit une main juste au-dessus de l’ombilic et une main sur les lombaires, soit les deux mains au-dessus de l’ombilic.

Enchaînement à répéter 3 fois la tête droite :

  • Gonflez le ventre en inspirant profondément par le nez
  • Rentrez le ventre en soufflant par la bouche

Expérimentez cette respiration naturelle de confort, de repos, plus lente, plus calme et interrogez-vous sur l’intérêt de prendre 5 minutes par jour à respirer en étant présent, conscient.

 

Sources : Thomas Similowski, pneumologue et directeur de l’unité de recherche Neurophysiologie respiratoire expérimentale et clinique à l’INSERM. Vice-président de la Fondation du souffle.

Trouver l’équilibre corps mental

Prendre conscience de ce qui est bon pour moi

 

Bon pour moi
sophrologie Chartres

Le mental avant le corps 

Tous les jours, chaque jour, le même enchaînement. La journée démarre, je me lève, je prends mon petit déjeuner, je vais dans la salle de bain et je pars travailler. Pas de place aux émotions, ne pas s’écouter, j’agis comme un automate. Plus j’approche de mon travail et plus j’ai les mains moites au volant de ma voiture. Je n’écoute pas les signes de mon corps, j’entends seulement mon mental me dire : « C’est pas grave y’a pas le choix, vas-y ».

Et puis un beau jour, tout bascule.

En arrivant au travail, je descends ou plutôt j’essaie de sortir de ma voiture et là patatras ! Je ne peux plus avancer, je tente malgré moi de mettre un pied devant l’autre, je force encore et puis le 3ème pas, je m’arrête. C’est fini, je suis terrorisée, mon mental résiste encore « allez fais un effort t’as pas le choix avance ». Finalement, je me résigne. C’est la fin et en même temps à ce moment précis ma vie va prendre un tout autre virage, que je comprendrai un peu plus tard.

Mon histoire, c’est probablement la vôtre un peu aussi. Le mental est très souvent sur le devant de la scène, et le corps dans les coulisses.

Aujourd’hui, je remercie mon corps, je suis pleine de gratitude. Il m’a montré le chemin, le vrai, celui qui était bon pour moi.

Le corps avant le mental 

Le corps et l’esprit sont étroitement liés. Savez-vous que les premières études sur la relation entre le corps et l’esprit datent du début du siècle dernier ? Aujourd’hui les études montrent que le corps a un impact sur notre psychologie et qu’il a une forte influence sur notre état d’esprit. On pense que c’est d’abord le mental et ensuite le corps. En réalité, il y a beaucoup plus d’interactions entre le corps et l’esprit, que l’inverse. Finalement, tout le contraire de ce que nous pensions jusqu’à présent.

La position du corps influence qui vous êtes et ce que vous pensez dans l’instant présent.

Faites l’essai : la pose de super-héros pour un mental de super-héros.

Pendant 2 minutes, adoptez une position debout, les pieds écartés de la largeur du bassin, les mains posées sur les hanches et la tête haute et observez ce qui se passe quand vous prenez la posture du super-héros.

Et bien dans cette position précise, vous allez augmenter votre niveau de testostérone et diminuer le niveau de cortisol, l’hormone du stress. Cette position provoque un véritable boom biologique. C’est ce qu’a révélé récemment une équipe de chercheurs à Harvard.

Selon la position du corps que vous allez adopter vous allez baisser ou augmenter votre niveau de testostérone et de cortisol. Observez lorsque vous courbez le dos, tête baissée, vous adoptez la posture du déprimé, n’est-ce pas ?

Pour booster la confiance en soi et déterminer ce qui est bon pour soi, ce que vous voulez vraiment dans votre vie, un moyen efficace à pratiquer au quotidien, se reconnecter à son corps.

La sophrologie propose un voyage au cœur de soi. L’intégration du schéma corporel permet peu à peu cette transformation. La pratique des exercices dynamiques, mouvements doux associés à la respiration, permet de redonner sa juste place au corps pour faire fonctionner au mieux son esprit et mettre à distance les scénarios incessants du mental. Prendre conscience de qui on est vraiment, identifier nos besoins, mettre à distance le jugement, les a priori sur soi et sur les autres.

 

La sophrologie va t-elle me permettre de m’écouter vraiment ?

La question est simple : comment apprendre à bien s’écouter ?

Tout d’abord si on souhaite améliorer son bien être, la première étape c’est de passer par l’écoute de soi. S’écouter, c’est prendre conscience de son état interne. L’état interne c’est l’état des lieux des sensations et des émotions.

C’est quoi en fait une sensation ?

C’est une information de notre corps. C’est une impression perçue directement par les organes des sens. Vous savez les 5 sens : la vue – l’ouïe – l’odorat –le goût – le tact.

Arrêtons-nous juste un instant sur le toucher – la peau. Savez-vous que la peau et le système nerveux ont la même origine embryologique ? La peau et le système nerveux font tous deux partie de l’ectoblaste avant de se différencier, mais ils garderont toujours des rapports privilégiés. L’expression « être bien ou mal dans sa peau » trouve là peut être son origine.

Faites l’expérience de passer en revue maintenant vos sensations, être juste dans l’observation. Comment se place votre respiration ? Quelle est la température de votre peau ? Comment est votre rythme cardiaque ? Comment se placent vos épaules, sont-elles relâchées ou au contraire tendues ? Notez les sensations de votre ventre, est-il tendu ou desserré ?

Etre à l’écoute de ses sensations permet d’être plus présent à nous-même et au monde, ce qui nous amène tout naturellement à plus d’efficacité et à moins de fatigue.

C’est quoi une émotion ?

Le mot émotion vient du latin « EMOVERE » qui signifie mettre en mouvement. L’émotion a pour but d’agir.

C’est une réaction physiologique (corporelle, organique) à une situation.

Les émotions de base sont :

  • La peur
  • La joie
  • Le dégoût
  • La colère
  • La tristesse
  • La surprise

L’émotion en raccourcit, c’est l’humeur du moment.

Elles nous informent que nous réagissons à un changement en vue de réguler notre organisme. Toutes les émotions ont donc leur juste place et permettent l’adaptation.

L’émotion se déroule en 4 temps :

  1. Charge
  2. Tension
  3. Décharge
  4. Relaxation

L’émotion commence par une charge d’énergie qui provoque une tension nerveuse dans l’organisme. L’énergie peut être bloquée dans différentes parties du corps. Afin de rétablir l’homéostasie (l’équilibre), la décharge doit permettre au surplus d’énergie d’être évacué. Après cela l’organisme se détend, se relaxe et l’énergie peut se déployer sans retenue.

Une émotion a une durée de vie de quelques minutes à quelques heures et varie en fonction de celle çi. Par exemple, la tristesse a une durée de vie plus longue que le dégoût car ce sentiment est souvent relié à un événement de plus grande ampleur (séparation, décès).

Il est important d’accepter et d’accueillir chaque émotion.

Faites l’expérience de ressentir votre émotion. Comment suis-je maintenant ? Suis-je gaie, triste, de mauvaise humeur ?

Vous constaterez que toute émotion passe par le corps

En résumé la connaissance de soi passe par l’expérience du corps.

Sachez que la sophrologie enseigne l’écoute de soi et permet de développer toutes ses capacités à reconnaître et à gérer ses émotions. Apprendre à identifier dans quel état je suis, quelles sont mes sensations physiques ? Quelles sont mes émotions ?Tous ces apprentissages me permettent de mieux me connaitre.

Dans le prochain article vous découvrirez l’étape 2,  prendre conscience de ce qui est bon pour soi.